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Coucou les amis 

Nous sommes ensemble pour le sixième jour sur l’île de Groix , ou plutôt pour mon sixième récit de balade sur l’île vous l’aurez compris et vous remarquez que pour la première fois mes mots ne sont pas bleus . Ne vous inquiétez pas , je n’ai pas le cafard , c’est juste pour être assortie à la couleur du ciel !  Vous me suivez quand-même ?

Vous êtes toujours là c’est parfait !!

Avec du recul je me dit que j’ai choisi le meilleur moment de la journée pour faire cette balade et que deux heures plus tard , je n’aurai pas eu le même paysage, mais sur le coup, j’étais un peu moins fière. C’est parti !

Ici , on parle beaucoup d’un site incontournable . Une fissure s’allongeant sur la falaise , creusée par le choc des vagues s’écrasant sur les parois , et des galets martelant la roche .

Je regarde le ciel et décide de profiter d’une accalmie pour me rendre sur ce site . Mon p’tit mari trouvant le temps trop instable a trouvé son excuse pour rester au chaud et me piquer la place sur la méridienne . Je le laisse se reposer et je part donc seule vers « le trou de l’enfer » comme on le nomme ici . SIGNALITIQUE . TROU DE L'ENFER   

Après avoir parcouru les quelques 1000 mètres qui séparent le bourg des côtes, j’aperçois la mer et les falaises commencent à se dessiner au bout du chemin.                                               

TROU DE L'ENFER.

La côte sauvage sculptée par l’océan se dévoile peu à peu .

TROU DE L'ENFER

 

 

 

 

 

 

Le vent est fort et le bruit des vagues est assourdissant .LES FALAISES SOUS L'ORAGE

La falaise est austère et rude et je m’approche avec précaution . C’est à la fois magnifique et effrayant . Je décide de photographier tout de suite mes poupettes avant que le vent ne m’en empêche. Je ne vais quand-même pas me priver d’un tel décor pour quelques bourrasques.

LAEL

Le regard profond et la mèche noire , Laël est bien encrée à son buisson d’épineux .

La suédine est de retour sur les robes de mes poupettes et elle est de couleur caramel cette fois-ci (caramel au beurre salé , oui vous savez!!!)

LAEL...

Un joli ruban brodé de motifs au style indien ceinture sa taille .

LAEL (collier).

 

 

 

 

 

 

Le collier de Laël , un cordon de cuir beige supporte différentes perles en bois naturelles ou teintées noires .

LAEL (colllier)..

Assorties aux corolles qui bordent les perles , quelques chouettes et autres plumes couleur zinc les accompagnent sur ce fil .

IVONA.   

 

 

 

 

Sa compagne du jour se nomme Ivona.

IVONA

 

 

 

C’est une petite brunette cette fois-ci . Elle porte la même robe en suédine caramel que Laël mais sa ceinture , coupée dans un tissu africain change un peu le style .

 

IVONA (collier)

 

 

Des perles en bois d’olivier de différentes tailles et des tubes en céramique émaillée marron se partagent un cordon de coton ciré chocolat .

IVONA (collier).

Et sur cette dernière photo je m’empresse de ranger mes poupettes pour ne pas qu’elles s’envolent et je repars à la conquête de la falaise , les pieds bien enfoncer au sol pour ne pas m’envoler moi-même .

TROP PEUR !!!

 

 

Enivrée par ce décor exceptionnel , je progresse sur le plateau rocheux , luttant contre le vent , de faille en faille sans me soucier du ciel .

LES FALAISES...

LES FALAISES SOUS L'ORAGE...

 

C’est une violente bourrasque qui me fait lever la tête pour découvrir un ciel noir et maintenant très menaçant .

LES FALAISES SOUS L'ORAGE....

 

 

Le vertige me gagne et les légendes qui planent autour du trou de l’enfer m’assaillissent soudainement . 

LES FALAISES SOUS L'ORAGE..

 

 

Au loin , le brouillard et la pluie ressemblent à de la poudre scintillante dont on aurait fardé le paysage , le transformant ainsi en un décor de comte de fées .

 

 

LES FALAISES..

Je presse le pas mais je suis rattrapée par la grêle , puis ce sont des trombes d’eau qui s’abattent sur moi . En quelques minutes seulement , je suis trempée jusqu’aux os . Des petits morceaux d’écume remontent de la mer , apportés par le vent .

TROU DE L'ENFER

L’atmosphère est un peu effrayante pour la petite parisienne que je suis devenue , mais j’affiche pourtant un grand sourire . Peut-être pour me donner un peu de contenance ! Non je ne crois pas , je suis réellement heureuse d’être à cet endroit là , à ce moment là .

 

Quel spectacle ! Je n’ose même pas imaginer ce que cela devait être quinze jours avant , pendant la tempête .  

 

Je rejoins le trou de l’enfer et , lui tournant le dos , j’emprunte le chemin du retour .

L’ambiance se fait plus rassurante au fur et à mesure que je m’éloigne des côtes mais la pluie me poursuivra tout au long de ma route . Pas une bouche de métro , pas un abri-bus , pas même une boutique pour me mettre à l’abri avant d’atteindre le bourg . Je suis trempée comme une soupe en arrivant et le mot « vivifiant » que les Bretons aiment utiliser pour décrire le climat de leur belle région prend soudain tout son sens .

Le temps d’une douche chaude et le soleil est revenu . C’est ça la Bretagne ! Je repartirai donc en balade cet après-midi …

…avec vous si vous le voulez bien .